Au moment de verser le riz dans la casserole, beaucoup font la même grimace que devant une addition un peu salée : trop peu, tout le monde se regarde bizarrement à la fin du repas ; trop, et la cuisine se retrouve envahie de boîtes de restes. La bonne nouvelle, c’est que quelques repères simples suffisent pour viser à chaque fois la quantité de riz adaptée au menu et aux appétits. Entre le riz en garniture, le risotto du dimanche et la salade fraîche de l’été, le dosage riz change complètement, tout comme la méthode de cuisson. Un riz basmati léger ne se dose pas comme un riz rond pour paella, et le fameux triplement de volume à la cuisson joue parfois de mauvais tours.
Ce guide rassemble des réflexes de cuisine pro appliqués à la maison : combien de riz par personne en accompagnement, en plat complet, en salade, comment ajuster la portion riz pour un gros mangeur ou un enfant, et surtout comment s’en sortir même sans balance. On parle aussi du type de riz qui cale le plus, de l’indice de satiété selon les variétés, des cuissons qui subliment chaque grain, et des erreurs qui font coller le riz au fond de la casserole. L’idée n’est pas de théoriser la moindre cuillère, mais de donner assez de repères pour cuisiner un riz parfait au quotidien, que ce soit pour un petit dîner à deux ou un grand plat pour dix personnes un soir de fête.
En bref
- Accompagnement classique : compte 50 à 60 g de riz cru par adulte, soit environ 150 à 180 g une fois cuit.
- Plat à base de riz (pilaf, riz cantonais, bol complet) : visez 70 à 90 g de riz cru par personne selon l’appétit.
- Risotto, paella, sushi : monte à 80 à 100 g de riz cru, car le riz tient le premier rôle et reste très nourrissant.
- Salade de riz ou plat mélangé : 30 à 40 g de riz sec suffisent, les autres ingrédients complètent l’assiette.
- Sans balance : un demi-verre à moutarde rase ≈ 60 g, une grosse cuillère à soupe ≈ 15 à 20 g, un verre plein ≈ 120 à 150 g.
Quantité de riz par personne : les repères fiables selon le type de plat
Pour arrêter de jouer à la loterie avec les portions, le plus simple est de réfléchir d’abord au rôle du riz dans l’assiette. Est-ce qu’il sert juste de tapis moelleux sous un poulet en sauce, ou est-ce que le repas tourne autour d’un plat à base de riz comme une paella familiale ou un riz sauté complet avec légumes et œufs ? Le dosage change du tout au tout.
En accompagnement classique, autour d’une viande rôtie, d’un poisson ou d’un curry de légumes, une portion de 50 à 60 g de riz cru par personne couvre bien les besoins d’un adulte. Une fois cuit, ce volume triple et donne entre 150 et 180 g de riz, ce qui remplit agréablement l’assiette sans voler la vedette au reste. Pour un repas très copieux avec beaucoup de sauce et de garnitures, on peut même descendre vers 45 g de riz sec.
Quand le riz devient la base du repas, comme dans un pilaf généreux ou un riz cantonais bien garni, il faut viser plus haut. Une bonne quantité de riz par personne tourne alors autour de 70 à 90 g de riz cru, selon l’appétit des convives et ce qu’il y a dans le plat à côté du grain. Pour un adulte qui a eu une journée sportive ou qui ne mange pas de pain, 90 g ne sont pas de trop ; pour un dîner plus léger, les 70 g tiennent la route.
Les plats crémeux ou très concentrés, type risotto à l’italienne ou paella bien garnie, demandent encore un peu plus. Le riz rond utilisé dans ces recettes absorbe une grosse quantité de bouillon et de matières grasses. Il donne une impression de richesse en bouche, mais il reste la base principale du repas. La fourchette réaliste se situe entre 80 et 100 g de riz cru par convive, ce qui donne de belles assiettes sans envoyer tout le monde directement à la sieste.
À l’inverse, pour une salade de riz servie avec d’autres éléments (crudités, fromage, charcuterie, grillades), la part de riz dans l’assiette diminue. 30 à 40 g de riz sec suffisent largement pour apporter la texture et le fondant recherchés, tout en laissant de la place au reste. C’est la même logique pour un bouillon avec quelques cuillerées de riz : décor plus que base calorique.
Les enfants et les ados méritent un mot à part. Pour un petit mangeur de 3 à 6 ans, 20 à 30 g de riz cru suffisent amplement, surtout si le repas est déjà bien garni. Vers 10-12 ans, on rejoint progressivement les portions adultes, en tenant compte du sport et de la croissance. Tu peux jeter un œil aux repères d’aliments par âge et besoins si tu cuisines souvent pour des plus petits.
En pratique, mieux vaut commencer avec ces quantités « plancher » et ajuster ensuite selon ta table. Certains convives chipotent toujours sur les féculents, d’autres se resservent volontiers : après deux ou trois repas, tu auras ton propre barème maison. L’essentiel, c’est d’avoir en tête cette échelle entre salade, accompagnement, plat complet et risotto généreux.

Comprendre le triplement de volume pour mieux doser
Le point qui change tout dans le dosage riz, c’est la façon dont il se comporte à la cuisson. Chaque grain agit comme une petite éponge qui boit l’eau ou le bouillon. En moyenne, 1 portion de riz cru pèse trois fois plus une fois cuite. Autrement dit, 60 g de riz sec donnent environ 180 g de riz cuit, à condition de ne pas l’avoir oublié sur le feu.
Ce ratio de 1 pour 3 n’est pas une formule magique, mais un repère. Un riz long cuit par absorption boira un peu moins qu’un riz rond pour risotto baigné de bouillon. C’est pour ça que compter en grammes de riz cru reste la méthode la plus stable. On évite ainsi la spirale du « j’en rajoute encore un peu dans la casserole » qui finit en montagne blanche sur le plan de travail.
Un bon réflexe consiste à se rappeler trois chiffres-clés : autour de 50 g pour un accompagnement, 70 g pour un plat où le riz partage l’affiche, 90 g quand on s’attaque à un vrai plat unique très rassasiant. Au quotidien, ces trois valeurs couvrent l’essentiel des situations, et évitent d’avoir besoin d’un tableau accroché sur le frigo.
Doser le riz sans balance : astuces de mesure riz au verre et à la cuillère
Tout le monde n’a pas envie de sortir la balance un mardi soir après le boulot. Heureusement, la mesure riz peut se faire très proprement avec les objets du placard. Verre à moutarde, cuillère à soupe, poignée de riz dans la main : ces repères maison ont fait leurs preuves dans bien des cuisines de brasserie et de famille.
Le fameux verre à moutarde de 20 cl est un excellent allié. Rempli à ras bord de riz cru, il contient aux alentours de 150 g. En pratique, cela équivaut à deux portions généreuses en accompagnement ou à une portion très copieuse de plat complet. Pour viser les 60 g de riz sec par personne, il suffit donc de remplir le verre à un peu moins de la moitié. Avec un coup d’œil, on finit vite par reconnaître le bon niveau sans réfléchir.
La cuillère à soupe est une autre option très pratique, surtout pour de petites quantités ou pour compléter une mesure. Une cuillère rase contient environ 15 g de riz, une cuillère bombée tourne autour de 20 g. Trois cuillères bombées donnent donc un peu plus de 60 g, ce qui colle bien à une portion standard pour un accompagnement. Cette méthode sert aussi à ajuster une casserole déjà en route quand on s’aperçoit qu’on a un invité surprise.
Certains cuiseurs à riz ou verres doseurs possèdent des graduations spécifiques. Ces repères sont pensés pour un riz long cuit par absorption, avec un ratio 1 volume de riz pour 1,5 à 2 volumes d’eau. Une fois qu’on a compris cela, on peut très bien utiliser le même récipient pour mesurer eau et riz, sans se prendre la tête avec les grammes. Le résultat reste constant, à condition de toujours utiliser le même gobelet.
La poignée de riz reste la méthode la plus empirique, mais elle dépanne. Une grosse poignée dans une main adulte correspond souvent à 40 à 45 g de riz cru. Deux poignées pour un plat partagé à deux, trois poignées pour trois assiettes en accompagnement, et on ne tombe pas loin du compte. Il faut simplement garder en tête que chaque main est différente, donc ajuster après quelques essais.
Pour y voir clair, ce tableau résume les équivalences les plus utiles pour le quotidien. Il permet de jongler entre grammes et ustensiles sans perdre de vue ce qui arrive au final dans l’assiette.
| Ustensile du quotidien | Quantité de riz cru approximative | Usage conseillé par personne |
|---|---|---|
| 1 cuillère à soupe rase | 15 à 20 g | Compléter une portion, petite faim, enfant |
| 1/2 verre à moutarde (20 cl) | 60 g | Accompagnement standard adulte |
| 3/4 verre à moutarde | 90 g | Plat à base de riz, gros mangeur |
| 1 verre à moutarde plein | 120 à 150 g | Deux portions en accompagnement ou une très grosse assiette |
| 1 poignée de riz | 40 à 45 g | Accompagnement léger ou salade de riz |
Au passage, ces repères servent aussi pour organiser un buffet ou un repas nombreux. Quand dix personnes débarquent et qu’on n’a que quelques minutes pour ajuster la casserole, aligner cinq verres à moitié remplis rassure bien plus que de compter les grains. Couplé avec des idées de repas faciles, ce système évite la panique d’avant-service.
Adapter la portion riz selon l’appétit et le profil des convives
Une règle chiffrée ne remplacera jamais le bon sens devant la table. Un adulte très sédentaire n’a pas les mêmes besoins qu’un ado qui sort de l’entraînement. Le même volume de riz ne rassasie pas non plus pareil si le reste du plat déborde de fromage ou de viande en sauce. D’où l’intérêt de manier les repères comme une base, pas comme un dogme.
Pour un repas assez riche, avec beaucoup de protéines et de matières grasses, mieux vaut rester sur des portions modestes de féculents. Autour de 50 g de riz cru par adulte, le repas reste équilibré, surtout si des légumes sont présents en quantité. À l’inverse, après une grosse séance de sport, viser 80 à 100 g de riz sec n’a rien d’excessif, notamment pour quelqu’un qui ne consomme pas de dessert sucré ou de pain.
Les très jeunes enfants ont besoin de portions adaptées. Entre 1 et 3 ans, 15 à 25 g de riz sec suffisent en général, en tenant compte de l’ensemble du menu. Ensuite, on monte progressivement vers les portions adultes autour de 10 ans. Dans tous les cas, inutile de forcer : si tu connais déjà les repères de repas du soir pour bébé selon l’âge, tu verras que l’idée reste la même avec le riz, juste adaptée à la texture.
Pour une table mixte avec enfants, grands appétits et petits mangeurs, le plus simple reste souvent de cuire une quantité intermédiaire, puis d’ajouter un à deux verres supplémentaires dans la casserole si tu sais que certains se resserviront à coup sûr. Ce petit delta évite le gaspillage tout en permettant à chacun de trouver son compte, sans peser individuellement chaque assiette.
Choisir le bon type de riz selon le plat et l’indice de satiété
Le type de riz ne joue pas seulement sur le goût ou la texture ; il influence aussi l’indice de satiété, donc la sensation de faim ou de plénitude après le repas. C’est un point souvent sous-estimé quand on parle de portion riz. Deux assiettes qui semblent identiques peuvent caler très différemment selon le grain utilisé.
Le riz basmati ou thaï, long et parfumé, donne une sensation plutôt légère. Il accompagne très bien les plats en sauce, les curry, les poissons grillés. À portions égales, il laisse plus vite la place à un dessert ou à un fromage. Pour un dîner où l’on veut éviter la lourdeur, rester sur 50 à 60 g de riz cru par personne avec ce type de grain fonctionne très bien.
Le riz rond, lui, comme celui utilisé pour les risottos ou les paellas, absorbe davantage de liquide et de gras. Cela renforce clairement sa capacité à rassasier. Une assiette de risotto préparé avec 90 g de riz cru, du bouillon, du beurre et du parmesan cale bien plus qu’un bol de riz vapeur. C’est aussi pour cela qu’on évite de surcharger ces plats en volume de riz : la sauce et les garnitures complètent déjà largement.
Le riz complet, fermé par une enveloppe de son, a un effet encore différent. Il demande plus de temps de cuisson, mais procure une satiété durable. Pour un déjeuner où tu sais que l’après-midi sera chargé, il peut valoir le coup de prévoir un peu moins de riz complet en grammes que de riz blanc, puisqu’il cale plus longtemps. 50 à 60 g de riz complet cru équivalent souvent, en sensation, à 70 g de riz blanc.
Enfin, les riz collants utilisés pour les sushis et certains plats asiatiques ont une texture dense. Pour un plateau de sushis maison, on se retrouve vite à servir l’équivalent de 100 g de riz cru par personne si l’on ne fait pas attention. Là encore, garder en tête ce volume initial aide à ne pas dépasser la portion raisonnable, surtout si le repas inclut d’autres mets.
Pour s’y retrouver, on peut considérer que les riz blancs longs sont les plus « légers », les riz ronds cuits en bouillon les plus nourrissants, et les riz complets ceux qui rassasient durablement. Ajuster la quantité de riz de 10 à 20 g en plus ou en moins selon le grain suffit souvent à trouver l’équilibre. Une fois qu’on a senti la différence en bouche et dans le ventre, on ne revient plus en arrière.
Associer type de riz, cuisson riz et assiette complète
Le trio gagnant, c’est toujours une cohérence entre le grain, la cuisson riz choisie et ce qu’il y a autour. Un riz basmati cuit par absorption, bien aéré, se marie mieux avec des sauces fluides et des plats parfumés. Alors qu’un riz rond cuit façon pilaf ou risotto aime les jus concentrés, les bouillons et les fromages fondus.
Pour un repas du soir léger, basmati vapeur, légumes rôtis et petite portion de poisson donnent un ensemble agréable, peu lourd, où une portion de 50 g de riz cru par personne suffit complètement. À l’inverse, pour un dîner d’hiver autour d’un risotto aux champignons, 80 à 90 g de riz rond par convive sont plus appropriés, car le plat se suffit quasiment à lui-même.
Certains font aussi le choix du mélange : moitié riz complet, moitié riz blanc, pour un entre-deux en terme de texture et de satiété. Dans ce cas, il est raisonnable de calculer la portion riz sur une base de 60 à 70 g de mélange cru par personne en plat principal, sachant que la part complète tiendra mieux au corps.
Cette réflexion sur le type de riz rejoint celle sur les assortiments. On ne compose pas la même quantité si le repas se complète d’une entrée riche, d’un dessert copieux, d’un plateau de fromage ou d’un simple fruit. Pour un menu déjà chargé en calories, la baisse du riz de 10 g par assiette fait une vraie différence sur l’équilibre final, sans que personne ne se sente privé.
Cuisson riz : techniques pour un riz parfait selon le dosage
Une portion bien calibrée ne sert à rien si la casserole se transforme en bloc compact. Le riz parfait, ce n’est pas seulement la bonne quantité, c’est aussi un grain cuit juste, ni croquant, ni pâteux, adapté au plat visé. La méthode de cuisson riz doit coller à la variété utilisée et à l’effet recherché dans l’assiette.
Pour un riz long dont on veut des grains bien séparés, deux techniques fonctionnent bien à la maison. La cuisson par absorption consiste à mettre le riz dans l’eau froide avec un peu de sel, à utiliser un volume d’eau équivalent à 1,5 ou 2 fois le volume de riz, à porter à ébullition puis à couvrir et baisser le feu. Quand l’eau a disparu et que le grain est tendre, on laisse reposer cinq minutes hors du feu, couvercle posé, avant de l’aérer à la fourchette.
La cuisson créole, elle, se rapproche de celle des pâtes. On plonge le riz dans un grand volume d’eau bouillante salée, on surveille en goûtant, puis on égoutte dès que la texture convient. Cette méthode tolère mieux les approximations sur les quantités d’eau. Elle est très pratique quand on prépare une grosse marmite pour une tablée nombreuse, notamment pour une salade de riz que l’on refroidira ensuite.
Pour les riz plus gourmands, la cuisson pilaf fait merveille. On fait revenir le riz cru dans un peu de matière grasse, jusqu’à ce qu’il devienne légèrement nacré. Puis on ajoute l’eau chaude ou le bouillon, on couvre et on laisse cuire à feu doux jusqu’à absorption. Le résultat est très parfumé, avec des grains qui se tiennent sans coller. C’est une base idéale pour accompagner des plats en sauce ou pour un riz épicé complet.
Un geste important précède toutes ces cuissons, sauf pour le risotto et le riz à sushi : le rinçage. Passer le riz sous l’eau froide ou le laisser tremper dans un saladier en changeant l’eau deux ou trois fois enlève l’excédent d’amidon en surface. Les grains se séparent mieux, le riz attache moins au fond, surtout en cuisson par absorption. C’est un détail qui ne coûte que deux minutes et change nettement le résultat.
Pour le risotto, au contraire, on évite de rincer. L’amidon de surface contribue à la texture crémeuse. On commence par faire revenir le riz dans un peu de matière grasse, on mouille avec un peu de vin, puis on rajoute le bouillon chaud louche après louche en remuant. Quand on dose entre 80 et 90 g de riz cru par personne, cette méthode donne des assiettes généreuses sans excès, car les garnitures sont souvent riches en fromage et en beurre.
Règles simples pour que la cuisson colle à la portion
Il y a un lien évident entre quantité de riz et façon de le cuire. Plus on prépare de volume, plus la gestion de l’eau et du temps compte. Pour une petite casserole de riz pour deux, le moindre excès d’eau se rattrape facilement. Pour un faitout plein pour dix personnes, mieux vaut être carré sur les proportions.
En cuisson par absorption, un bon repère reste 1 volume de riz pour 1,5 volume d’eau si l’on veut un grain assez sec, ou 2 volumes d’eau pour un riz plus moelleux. L’important est d’utiliser toujours le même récipient pour mesurer, verre ou tasse, pour que le résultat soit reproductible. Quand on a pris l’habitude de remplir un verre à moitié pour 60 g de riz, puis deux verres d’eau, tout devient mécanique.
En cuisson créole, il faut simplement assez d’eau pour que le riz puisse bouger librement. Dans ce cas, la quantité de riz posée au départ sur la balance ou mesurée au verre n’a aucune incidence sur la qualité de la cuisson. Cette méthode est donc très sécurisante pour les grandes tablées, quand on se concentre déjà sur un plat de viande ou une sauce qui demande de l’attention.
En pilaf ou en risotto, l’ajout progressif de liquide au bouillon permet de corriger la trajectoire. Si on sent que le riz a déjà bu beaucoup alors qu’il reste encore un peu trop ferme, on se contente de petites louches pour finir la cuisson en douceur. Quand on vise un nombre de convives précis, la bonne pratique consiste à compter d’abord les portions de riz crues, puis à préparer un peu plus de bouillon que nécessaire. Le surplus servira éventuellement pour détendre un reste le lendemain.
Si malgré tout, un plat accroche un peu, mieux vaut couper le feu plus tôt que tard. Le temps de repos, surtout à couvert, termine souvent la cuisson sans transformer les grains en purée. C’est particulièrement vrai pour les petites quantités de riz cuit pour deux ou trois personnes, où la chaleur résiduelle joue un grand rôle.
Exemples concrets de portions selon les plats à base de riz
Rien ne vaut quelques cas pratiques pour visualiser ce que représentent ces chiffres dans la vraie vie. Imaginons Léa, qui reçoit quatre amis un samedi soir autour d’un grand plat unique, et Karim, qui cherche un déjeuner rapide mais consistant pour une pause courte entre deux réunions. Même ingrédient principal, usage différent, dosage riz ajusté.
Pour Léa, l’idée est de préparer une belle paella au four avec crevettes, moules et chorizo. Le riz est clairement l’ossature du plat, les garnitures ajoutant saveur et texture. Avec cinq convives au total, viser 90 g de riz rond par personne donne 450 g de riz cru. En volume, cela représente environ trois verres à moutarde pleins. Une fois cuit dans le bouillon de poisson et le jus des fruits de mer, ce volume remplit généreusement un grand plat familial, sans qu’il reste un kilo de riz orphelin au fond de la cuisine.
Karim, lui, a 30 minutes devant lui et un reste de légumes rôtis au frigo. Il veut se faire un bol complet rapide, sans passer l’après-midi à digérer. Il mise sur 70 g de riz basmati cru, soit un peu plus d’un demi-verre à moutarde. Cuisson par absorption pendant qu’il réchauffe les légumes au four, un œuf au plat ajouté dessus, un filet de sauce curry coco maison comme dans une sauce au lait de coco, et voilà un repas complet. La portion de riz suffit à tenir jusqu’au soir sans donner l’impression d’avoir trop mangé.
Autre situation très fréquente : la salade de riz pour un pique-nique ou un déjeuner au bureau. Pour quatre personnes, 40 g de riz cru par tête, soit 160 g au total, suffisent largement si l’on ajoute thon, maïs, tomates, œufs durs et quelques olives. En pratique, cela correspond à un verre à moutarde légèrement bombé. Après cuisson créole et refroidissement, on obtient un saladier qui paraît peut-être modeste, mais qui, une fois enrichi de tous les compléments, s’avère plutôt copieux.
On peut aussi parler des repas où le riz accompagne une viande en sauce déjà très riche, comme un chili ou un curry de bœuf. Dans ces cas, 50 g de riz cru par personne se révèlent souvent suffisants. Pour une marmite de chili servie à six, 300 g de riz suffisent amplement, surtout si l’on met à table un peu de fromage râpé, de crème ou de guacamole. Au-delà, on finit très vite avec un plat de riz nature à recycler sur plusieurs jours.
Pour ceux qui aiment prévoir un peu large, un dernier conseil : si tu hésites entre deux quantités, il vaut mieux cuire légèrement moins de riz et prévoir un petit pain ou une autre garniture à côté, plutôt que d’inonder la casserole. Le grain de riz se conserve assez mal quand il a été trop cuit, alors qu’un complément de légumes ou un dessert de plus s’intègre facilement au repas.
Quand le riz devient presque un condiment
À l’opposé des gros plats uniques, certains usages du riz le transforment presque en condiment. Dans une soupe asiatique très parfumée, on ajoute parfois une poignée de riz cuit par bol juste pour épaissir le bouillon. Dans ce cas, 15 à 20 g de riz sec par personne suffisent énormément, car la base calorique vient davantage du bouillon, de la viande ou du tofu.
C’est aussi le cas pour certains desserts au riz, comme la semoule au lait ou les riz au lait maison. On travaille alors avec des volumes plus réduits, en pensant davantage à la texture qu’à la fonction de plat principal. Un petit ramequin ne demande pas la même quantité qu’une assiette de paella, loin de là. D’ailleurs, certains remplacent même la semoule par du riz pour retrouver cette texture douce, avec des quantités de départ très modestes.
Comprendre ces nuances permet de ne plus utiliser la même louche pour tous les usages. Un même sachet de riz peut donner des dizaines de repas très différents, du bol complet du midi à la petite touche de grains dans une farce. Tant que le rôle du riz est clair dans l’esprit, la portion suit assez naturellement.
Combien de riz cru prévoir par personne en accompagnement simple ?
Pour un accompagnement classique autour d’une viande, d’un poisson ou d’un plat de légumes, compte généralement entre 50 et 60 g de riz cru par adulte. Après cuisson, cela correspond à environ 150 à 180 g de riz cuit, ce qui remplit bien l’assiette sans écraser le reste du plat. Pour un repas déjà très copieux, tu peux descendre vers 45 g sans problème.
Quelle quantité de riz faut-il pour un risotto ou une paella ?
Dans un risotto ou une paella, le riz est l’ingrédient principal et absorbe beaucoup de bouillon et de matières grasses. Prévoyez en général entre 80 et 100 g de riz cru par personne, selon l’appétit et la richesse des garnitures. En dessous de 80 g, beaucoup de convives auront encore faim si le plat constitue l’unique élément du repas.
Comment mesurer le riz sans balance de cuisine ?
Tu peux utiliser un verre à moutarde de 20 cl ou une cuillère à soupe. Un demi-verre à moutarde de riz cru correspond à environ 60 g, soit une portion adulte en accompagnement. Un verre plein représente autour de 120 à 150 g, soit deux portions ou une très grosse assiette. Une cuillère à soupe rase contient 15 à 20 g de riz cru, ce qui permet d’ajuster finement la quantité.
Faut-il changer la portion de riz selon le type de grain ?
Oui, légèrement. Un riz basmati ou thaï, plutôt léger, peut se doser autour de 50 à 60 g par personne en accompagnement. Un riz rond pour risotto ou paella, plus dense et riche en bouillon, se dose un peu plus bas si l’on veut éviter les excès, mais on reste souvent entre 80 et 100 g en plat principal. Le riz complet, plus rassasiant, peut être légèrement réduit en quantité, autour de 50 à 55 g par personne.
Pourquoi mon riz colle-t-il malgré un bon dosage ?
Le problème vient rarement de la seule quantité. Le riz colle surtout si l’on ne le rince pas avant cuisson (sauf risotto et sushi), si la proportion d’eau est trop élevée ou si on le remue trop souvent pendant la cuisson par absorption. Un rinçage rapide jusqu’à ce que l’eau soit claire, un ratio 1 volume de riz pour 1,5 à 2 volumes d’eau et un repos de 5 minutes à couvert après cuisson donnent en général un riz bien détaché.



