Préparer un gratin de pâtes moelleux : jambon, lardons ou thon

Le gratin de pâtes fait partie de ces plats qui règlent un soir de semaine en deux temps, trois mouvements, tout en donnant l’impression qu’un petit resto de quartier s’est invité à la maison. Entre les versions au jambon, aux lardons ou au thon, il y a de quoi varier les plaisirs sans changer de ... Lire plus
Françoise Devigne
découvrez comment préparer un gratin de pâtes moelleux et savoureux avec des ingrédients simples : jambon, lardons ou thon. une recette facile et gourmande pour tous les goûts.

Le gratin de pâtes fait partie de ces plats qui règlent un soir de semaine en deux temps, trois mouvements, tout en donnant l’impression qu’un petit resto de quartier s’est invité à la maison. Entre les versions au jambon, aux lardons ou au thon, il y a de quoi varier les plaisirs sans changer de base. Ce qui fait la différence, ce n’est pas le nombre d’ingrédients, mais la promesse tenue à la sortie du four : des pâtes moelleuses, une sauce qui nappe, un fromage râpé bien doré et une cuisson au four gérée au degré près. Dès que le plat arrive sur la table, il fédère tout le monde, des enfants qui réclament « encore des pâtes » aux adultes qui n’ont pas envie de se lancer dans un rôti de trois heures.

Derrière cette apparente simplicité se cachent pourtant quelques pièges classiques. Pâtes sèches sur les bords, sauce qui se sépare, garniture perdue au fond du plat… Beaucoup de gratins échouent parce qu’ils sont assemblés au hasard, sans penser à l’absorption de la sauce ni au temps de repos. L’objectif ici est clair : transformer une recette facile en petit cours de cuisine appliquée. En comprenant pourquoi une béchamel doit rester souple, comment saler un gratin au thon sans excès, ou encore à quel moment enfourner pour garder le moelleux, tu obtiens un plat convivial qui marche à tous les coups, que tu cuisines pour deux personnes ou pour dix.

En bref

  • Objectif numéro un : des pâtes moelleuses, jamais sèches, grâce à une gestion précise de la sauce et de la cuisson.
  • Trois grands classiques à maîtriser : gratin de pâtes au jambon, aux lardons et au thon, chacun avec ses ajustements.
  • Sauces au choix : crème assaisonnée ou béchamel maison, avec repères sensoriels pour ne pas rater la texture.
  • Organisation gain de temps : ce qui peut se préparer la veille, les astuces pour un service fluide, même un soir pressé.
  • Variantes familiales : légumes de saison, versions un peu plus légères, idées pour les enfants et les grandes tablées.

Gratin de pâtes moelleux au jambon : la valeur sûre des soirs pressés

Pour un gratin de pâtes au jambon qui rappelle la cuisine familiale sans tomber dans la fadeur, tout commence par le choix des pâtes et la consistance de la sauce. Les coquillettes fonctionnent très bien, mais des penne ou des torsades accrochent mieux la sauce et offrent une texture plus intéressante à la dégustation. L’important reste d’avoir des pâtes moelleuses, pas collantes, encore un peu fermes avant de passer au four. Si elles sont déjà trop cuites à la casserole, elles finiront en purée après la cuisson au four.

Sur un gratin au jambon, la tentation est grande de tout miser sur le fromage râpé pour réveiller le plat. Mauvaise idée. Le fromage gratine, parfume, mais ne remplace ni le sel bien dosé, ni un petit tour de moulin à muscade, ni un poivre noir concassé au moment de mélanger. Un plat réussi repose sur la base : une bonne sauce. Pour un soir de semaine, une crème entière, assaisonnée avec sel, poivre, muscade et éventuellement une pointe de moutarde douce, suffit largement. Tu nappes les pâtes, tu ajoutes les dés de jambon, tu mélanges, tu goûtes avant de mettre dans le plat. Ce réflexe évite neuf gratins sur dix trop fades.

Autre point à ne pas négliger : l’épaisseur du gratin. Un plat bourré à ras bord ne gratine pas de la même manière qu’un plat plus étalé. Pour un résultat homogène, viser une épaisseur de 4 à 5 cm permet aux pâtes du milieu de rester bien moelleuses, tout en laissant une belle surface pour le fromage doré. Tu peux profiter de ce moment pour glisser quelques légumes finement coupés, comme une julienne de carottes ou de courgettes, voire des petits pois surgelés. Pour ceux qui aiment cuisiner avec des légumes déjà prêts, un coup d’œil du côté d’une julienne de légumes surgelés donne d’autres idées de garniture.

Sur la partie jambon, inutile de chercher un produit hors de prix. Un jambon blanc de bonne qualité, coupé en cubes plutôt qu’en lamelles, se sent mieux en bouche. Les cubes apportent des petits morceaux réguliers à chaque cuillerée, là où les lamelles finissent souvent au fond du plat. Certains préfèrent un mélange jambon blanc/jambon fumé pour un goût un peu plus marqué. Attention simplement au sel : le fumé sale davantage la préparation, mieux vaut goûter avant d’ajouter la main lourde sur le sel fin.

Pour ceux qui cuisinent pour des enfants, un gratin de pâtes au jambon se marie bien avec un petit légume doux à côté, comme une purée. Une recette type purée maison façon bistrot s’entend très bien avec ce genre de plat. Une salade verte croquante, avec une vinaigrette bien relevée, apporte aussi le contraste nécessaire pour les adultes qui aiment compenser le crémeux par une petite pointe d’acidité. Une fois qu’on a posé ces bases, on tient vraiment le plat du soir qui dépanne sans donner l’impression de manger tiède et triste.

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Dernier détail, mais pas des moindres : le repos. Sortir le gratin du four et le servir immédiatement, c’est le meilleur moyen de se brûler et de retrouver un jus encore un peu liquide. Laisser poser 5 minutes sur le plan de travail permet à la sauce de se stabiliser et aux saveurs de se déposer. Cette attente change plus le résultat que n’importe quel fromage à la mode ajouté par-dessus.

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Organisation express pour un gratin au jambon prêt en moins de 40 minutes

Pour un soir où tout le monde rentre tard, une bonne organisation vaut mieux qu’une recette interminable. Pendant que l’eau des pâtes chauffe, tu peux déjà préparer la garniture : couper le jambon, râper le fromage si ce n’est pas déjà fait, assaisonner la crème ou la béchamel. Quand les pâtes cuisent, le reste est prêt à être assemblé. Ce principe du « tout prêt avant l’égouttage » évite le moment de panique avec les pâtes qui refroidissent dans la passoire.

Certains éléments se préparent même la veille. La sauce peut attendre au frais dans un bocal, le jambon se coupe en avance, le fromage râpé se conserve sans problème. Il ne reste que les pâtes à cuire au dernier moment, puis à tout mélanger avant la cuisson au four. Pour les grandes tablées, une base de gratin au jambon sert très bien de socle à un plat pour 10 personnes, en doublant simplement les quantités et en jouant sur deux plats à gratin plutôt qu’un seul immense.

Gratin de pâtes aux lardons et fromage râpé : gourmand mais maîtrisé

Passons au clan des amateurs de lardons. Un gratin de pâtes aux lardons, c’est le cousin plus corsé de la version au jambon. Le risque, c’est de tomber dans l’écueil du « trop » : trop gras, trop salé, trop lourd. Pour garder le côté brasserie sans alourdir le tout, deux ou trois réflexes suffisent. D’abord, faire revenir les lardons à feu moyen dans une poêle sans matière grasse jusqu’à ce qu’ils soient dorés et qu’ils aient rendu une bonne partie de leur gras. On les égoutte ensuite sur du papier absorbant. Cette étape change déjà beaucoup la sensation en bouche.

Ensuite vient la question du gras dans la sauce. Entre la crème, le fromage et les lardons, la note peut grimper vite. Une astuce efficace consiste à remplacer une partie de la crème par du lait, tout en gardant une cuillère de crème pour l’onctuosité. Autre option : préparer une béchamel fluide, à base de lait, de beurre et de farine, puis y incorporer les lardons en fin de cuisson. La sauce se lie bien, nappe les pâtes, sans donner l’impression de manger une bombe calorique impossible à finir.

Les légumes jouent ici un vrai rôle d’équilibrage. Quelques tomates en dés, des champignons de Paris poêlés rapidement, ou même des épinards hachés ajoutés à la sauce réduisent l’impression de lourdeur. Le mélange lardons/champignons fonctionne particulièrement bien : les champignons boivent une partie des sucs de cuisson, les restituent dans la sauce et apportent une texture fondante qui s’accommode parfaitement des pâtes. Un peu d’ail et de persil en plus, et tu obtiens quelque chose qui rappelle les saveurs de certains plats de montagne, mais sans la pierre sur l’estomac.

L’assaisonnement mérite aussi attention. Les lardons et le fromage apportent déjà un bon niveau de sel. Le bon réflexe consiste à saler l’eau des pâtes normalement, mais à rester très prudent sur le sel dans la sauce. On goûte toujours une cuillerée de mélange pâtes/sauce/lardons avant d’ajouter quoi que ce soit. En revanche, un poivre généreux, une pointe de noix de muscade, voire un soupçon de paprika fumé donnent du relief sans charger en sel.

Pour le fromage râpé, inutile de se contenter d’un seul fromage basique si tu as un reste de comté, de mimolette ou de tomme qui traîne. Un mélange emmental/comté rallonge le goût, permet une belle croûte, mais aussi des filaments au service. Le fromage n’est pas là que pour la couleur dorée, il doit apporter une vraie dimension aromatique. Quelques cuillerées de fromage fondu directement dans la sauce avant d’en garder pour le dessus du plat créent ce fameux côté « gratin qui file » qu’on adore tous.

Ce type de gratin supporte bien les réchauffages, à condition de ne pas le massacrer au micro-ondes. Idéalement, on le réchauffe couvert, au four doux, avec un petit trait de lait ou de crème sur les bords pour redonner du moelleux. Ceux qui aiment pousser la gourmandise peuvent même servir ce gratin de pâtes aux lardons avec une salade assaisonnée d’une vinaigrette forte en moutarde, histoire de tailler dans le gras avec un peu de peps. Là, on tient un vrai plat de brasserie, mais domestiqué pour la cuisine du quotidien.

Exemple de recette facile de gratin aux lardons pour un soir de semaine

Pour un repas du soir sans prise de tête, la base reste très simple. Voici une trame à adapter selon ce qu’il y a dans le frigo et dans les placards. L’idée n’est pas de tout peser au gramme près, mais de garder un bon équilibre entre pâtes, sauce et garniture.

  1. Cuire les pâtes dans une grande quantité d’eau salée, en les gardant légèrement fermes.
  2. Faire revenir 200 g de lardons avec 6 champignons de Paris en lamelles, jusqu’à coloration.
  3. Préparer une petite béchamel souple (beurre, farine, lait), puis assaisonner en poivre et muscade.
  4. Mélanger pâtes, lardons, champignons et béchamel, goûter, rectifier.
  5. Verser dans un plat à gratin, couvrir de fromage râpé, puis enfourner pour une cuisson au four à 180 °C jusqu’à coloration.

En suivant ces étapes sans brûler les étapes de goût (notamment la dégustation avant le four), on obtient un gratin rond en bouche, sans excès, qui sent très bon la cuisine maison. Et ce schéma sert de base pour de nombreuses variantes.

Gratin de pâtes au thon : la version marine, économique et pleine de caractère

Le thon en conserve a longtemps été cantonné aux salades vite faites ou aux pâtes « de dépannage ». Dommage, parce qu’en gratin, il se comporte vraiment bien. Un bon gratin de pâtes au thon a l’avantage d’être économique, de tenir au corps, et de plaire à ceux qui veulent un plat un peu plus parfumé sans passer par la case viande. L’idée est de valoriser ce thon en jouant sur la sauce, la garniture aromatique et une cuisson maîtrisée.

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La première étape consiste à bien égoutter le thon, surtout s’il est à l’huile. Trop de matière grasse nuit à l’émulsion avec la sauce, et peut donner une impression lourde. Une fois bien pressé, le thon s’effiloche facilement à la fourchette. On peut le mélanger à des oignons doucement revenus, à une petite gousse d’ail et à un filet de jus de citron. Ce dernier casse le côté parfois un peu métallique de certaines conserves et apporte un relief bienvenu dans un plat riche en féculents.

Pour la sauce, deux voies sont possibles. Soit une base crème/lait relevée de concentré de tomate, d’herbes sèches type origan ou thym, et d’un peu de paprika. Soit une vraie béchamel légère, dans laquelle on vient écraser le thon, presque comme une brandade. Dans les deux cas, la consistance doit rester fluide. Les pâtes vont absorber une partie du liquide à la cuisson, donc une sauce trop épaisse à cru donnera un gratin sec à la sortie du four.

Les légumes prennent une belle place dans cette version. Tomates concassées, poivrons en petits dés revenus, courgettes sautées rapidement, tout cela se glisse très bien entre les pâtes et le thon. Pour une touche plus « bord de mer », on peut ajouter quelques olives noires tranchées finement et un peu de persil plat. Il ne s’agit pas de saturer le plat, mais de varier les textures dans chaque bouchée.

Le fromage râpé peut surprendre sur le poisson, mais fonctionne si on reste sur des fromages qui ne couvrent pas tout le reste. Emmental, comté léger, voire mozzarella pour le filant, font l’affaire. On évite cependant les fromages au goût très marqué qui écraseront le thon. Pour ceux qui aiment creuser davantage les recettes autour des produits de la mer, un détour par les idées d’accompagnements pour le poisson peut inspirer des associations de saveurs à réutiliser dans ce type de gratin.

Ce gratin se prête bien à une cuisine de batch cooking. Il se prépare la veille, repose au froid, puis se réchauffe au four le lendemain, couvert de papier cuisson ou d’un couvercle. Il garde une bonne tenue, et le repos permet aux arômes de se marier. Une salade croquante ou quelques légumes vapeur un peu citronnés en accompagnement terminent l’assiette sans peser. Ceux qui craignent l’odeur de poisson peuvent d’ailleurs ajouter un peu d’herbes fraîches au moment du service pour rafraîchir le profil aromatique.

Tableau comparatif des bases jambon, lardons et thon

Pour choisir la version de gratin qui colle à la situation du jour, un petit tableau comparatif aide à s’y retrouver entre le profil de goût, le budget et la sensation en bouche.

Version Profil de goût Budget approximatif Riche ou plus légère Occasion idéale
Jambon Douce, familiale, rassurante Modéré Assez douce, dépend de la sauce Soir de semaine avec enfants
Lardons Plus corsée, fumée, très gourmande Assez bas Plutôt riche, surtout avec crème Repas entre amis, envie de « comfort food »
Thon Marin, parfumé, avec une pointe d’acidité possible Très abordable Variable selon la sauce, facilement raisonnable Repas économique qui garde du caractère

En regardant ces différents profils, on comprend vite que le choix de la garniture ne se limite pas à ce qu’il y a dans le frigo, mais aussi à l’ambiance recherchée. Le même plat de pâtes peut raconter des histoires différentes selon qu’il diffuse une odeur de jambon crémeux, de lardons dorés ou de thon relevé aux herbes.

Sauce, fromage, cuisson au four : les trois leviers d’un gratin de pâtes vraiment moelleux

Que le gratin soit au jambon, aux lardons ou au thon, trois éléments décident du résultat final : la sauce, le fromage râpé, et la gestion de la cuisson au four. La sauce doit être plus liquide qu’une béchamel pour croque-monsieur. Un bon repère consiste à viser une texture nappante sur la cuillère, qui coule encore facilement. Les pâtes vont boire une partie de ce liquide pendant le passage au four, et c’est précisément ce qui va leur donner cette texture de pâtes moelleuses tant recherchée.

Pour la béchamel, la proportion classique beurre/farine/lait fonctionne, mais il faut éviter de la trop épaissir. Si la sauce commence à se tenir comme une crème pâtissière, c’est déjà trop. Mieux vaut la rallonger un peu au lait, puis goûter et rectifier. Pour une version plus rapide, un mélange de crème et de lait assaisonné fait le travail, à condition d’ajouter une pointe de liaison : soit un peu de fromage déjà fondu dedans, soit une cuillère de maïzena délayée dans le lait froid avant de chauffer.

Le fromage sur le dessus joue plusieurs rôles. Une couche raisonnable protège les pâtes du dessèchement, apporte du goût et crée ce contraste croûte croustillante/intérieur fondant. Trop peu, et le plat perd de l’intérêt. Beaucoup trop, et la surface peut devenir élastique, voire légèrement grasse. Une poignée par personne est une bonne moyenne, à ajuster selon les goûts. Ceux qui aiment les plats façon montagne peuvent renforcer le fromage dans la sauce et se montrer plus raisonnables sur la croûte du dessus.

La cuisson, enfin, doit être suffisamment longue pour réchauffer l’ensemble et permettre aux saveurs de se diffuser, mais pas au point de dessécher les bords. En pratique, un passage d’une quinzaine de minutes à 180 °C dans un four déjà chaud suffit pour un plat de taille moyenne. Si le gratin était froid à l’entrée, on prolonge de quelques minutes en couvrant d’abord le plat, puis en découvrant sur la fin pour faire dorer le fromage. L’erreur fréquente consiste à faire cuire trop longtemps en pensant « plus ça gratine, mieux c’est ». Résultat, les premières parts sont correctes, mais les dernières piochées sur les bords finissent sèches.

Sur le timing, un détail mérite d’être rappelé : les pâtes continuent de cuire légèrement même une fois égouttées, surtout si elles restent dans un récipient chaud. Pour garder le contrôle, il vaut mieux les rafraîchir très vite avec un bref filet d’eau si tu vois que tu as pris un peu de retard dans la préparation de la sauce. Ce n’est pas un sacrilège, c’est parfois la seule façon d’éviter le gratin pâteux « façon purée ».

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Pour ceux qui aiment jongler avec plusieurs préparations au four en même temps, par exemple un gratin de pâtes et des cuisses de poulet au four, l’astuce consiste à démarrer les cuisses plus chaud, puis à baisser légèrement la température pour accueillir le gratin. Celui-ci n’a pas besoin d’un feu de canon, mais d’une chaleur modérée, régulière. On place alors le plat plutôt au milieu, voire légèrement en haut pour favoriser le gratinage du fromage sans dessécher le dessous.

Les erreurs classiques qui ruinent un gratin de pâtes (et comment les éviter)

Certains ratés reviennent souvent quand on parle de gratin de pâtes. Les connaître permet de les éviter sans avoir à chercher d’où vient le problème à chaque fois. En tête de liste, on trouve les pâtes trop cuites à l’eau, qui deviennent ensuite farineuses au four. La solution est simple : raccourcir le temps de cuisson de 1 à 2 minutes par rapport aux indications du paquet.

Vient ensuite le manque de sauce. Beaucoup de cuisiniers ont peur de « noyer » les pâtes. Résultat, ils mettent très peu de sauce, oubliant qu’une partie va pénétrer dans les pâtes et une autre s’évaporer. Il faut toujours viser une sensation légèrement trop liquide au moment d’enfourner. Pour finir, l’assaisonnement seulement au sel entraine un plat plat, sans relief. Entre les herbes, la muscade, le poivre, le paprika ou un peu de citron selon la garniture, les possibilités ne manquent pas pour rendre le goût plus intéressant.

Une fois ces pièges identifiés, le gratin devient un terrain de jeu plutôt qu’une loterie. À force de répétition, on finit par reconnaître à l’œil et à la spatule quand le mélange pâtes/sauce/garniture est prêt à aller au four. C’est souvent ce déclic sensoriel qui distingue les plats « sympas » des gratins dont on se souvient.

Variantes, restes et organisation : faire vivre le gratin de pâtes toute la semaine

Un bon gratin de pâtes ne s’arrête pas à la version servie le jour J. Avec un peu d’organisation, ce plat devient un allié très pratique pour la semaine. Par exemple, on peut cuire une grosse quantité de pâtes, les assaisonner légèrement à l’huile, puis les laisser au frais. Deux ou trois jours durant, ces pâtes servent de base à différents gratins : au jambon le lundi, aux lardons le mercredi, au thon le vendredi. À chaque fois, seule la sauce et la garniture changent, mais le temps de préparation reste maîtrisé.

Les restes se recyclent facilement. Un gratin un peu sec le lendemain se rattrape avec quelques cuillères de lait ou de crème, un peu de fromage râpé en plus et un passage au four couvert. On peut aussi récupérer des portions et les transformer en « croquettes de gratin » en les panant et en les poêlant doucement. Les enfants adorent, et on évite de jeter un plat qui a simplement un peu trop attendu.

Pour ceux qui cuisinent aussi pour de jeunes enfants, le gratin de pâtes constitue une bonne porte d’entrée vers des textures plus riches. En adaptant la taille des pâtes, en écrasant légèrement les garnitures et en ajustant le sel, on peut intégrer une version adoucie dans un menu pour enfants. L’idée n’est pas de leur servir le même plat hyper salé que les adultes, mais de leur faire découvrir le côté gratiné, la sauce, et quelques légumes cachés au passage.

Sur le plan pratique, tenir un petit carnet d’idées avec des combinaisons qui ont plu aide beaucoup. Gratin pâtes/thon/poireaux, pâtes/jambon/champignons, pâtes/lardons/brocolis… Ces associations deviennent vite des réflexes. D’ailleurs, pour les soirs où l’inspiration manque, une ressource d’idées de repas faciles permet de rebondir rapidement en fonction de ce qu’on a sous la main.

Enfin, côté service, aucun besoin de surcharger la table. Un gratin de pâtes bien maîtrisé se suffit presque à lui-même. On peut se contenter d’une salade, d’un bol de crudités ou d’un petit dessert simple, comme une compote ou une semoule au lait, pour boucler le repas. L’essentiel reste ce moment où le plat arrive brûlant et doré sur la table, et où tout le monde tend déjà la main vers la cuillère.

Comment éviter que mon gratin de pâtes soit sec après la cuisson au four ?

Pour garder des pâtes moelleuses, il faut d’abord les cuire légèrement fermes à l’eau, puis les enrober d’une sauce bien fluide avant d’enfourner. Vise une texture de sauce nappante mais encore coulante, en te rappelant que les pâtes vont absorber une partie du liquide. Au besoin, ajoute un petit verre de lait ou de bouillon dans le plat avant la cuisson et couvre-le en début de cuisson, en ne découvrant que pour faire gratiner le fromage râpé sur la fin.

Plutôt crème ou béchamel pour un gratin de pâtes moelleux ?

Les deux fonctionnent, mais pas tout à fait de la même manière. La crème donne un résultat plus rond et rapide à préparer, surtout pour un gratin de pâtes au jambon ou aux lardons. La béchamel, à condition de rester assez fluide, apporte un côté plus lié et tient mieux à la découpe, intéressant pour un gratin au thon par exemple. Le point important reste la texture : que tu choisisses crème ou béchamel, elle doit rester souple pour bien hydrater les pâtes au four.

Quelle variété de fromage râpé choisir pour un gratin de pâtes réussi ?

L’emmental reste un classique pratique, mais il manque parfois un peu de caractère. Un mélange emmental/comté ou emmental/tomme donne une croûte gratinée agréable, avec plus de goût. Pour le filant, la mozzarella peut s’ajouter en complément. En revanche, les fromages très puissants, type bleu ou certains chèvres secs, sont à utiliser en petites touches seulement pour ne pas écraser le reste du plat.

Peut-on préparer un gratin de pâtes à l’avance sans qu’il perde son moelleux ?

Oui, à condition de bien doser la sauce. Si tu prépares ton gratin plusieurs heures à l’avance, contente-toi d’une pré-cuisson très courte, juste pour tiédir, puis laisse-le refroidir et garde-le au frais. Le jour J, ajoute un petit trait de lait ou de crème sur les bords, couvre le plat et termine la cuisson au four à température modérée, en découvrant les dix dernières minutes pour gratiner. Cette méthode évite que les pâtes continuent de boire toute la sauce pendant des heures.

Comment adapter un gratin de pâtes pour des enfants ou des invités sensibles au sel ?

Dans ce cas, mieux vaut partir sur une version au jambon ou au thon plutôt qu’aux lardons, et saler très légèrement l’eau de cuisson. La sauce peut être enrichie en herbes douces (persil, ciboulette), en muscade, voire en une pointe de parmesan pour le goût, sans tomber dans l’excès de sel. Tu peux aussi mixer un peu de légumes dans la sauce pour ajouter de la douceur et de la couleur, sans que cela choque les palais les plus sensibles.

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