Crème diplomate : la recette de base (vanille, chocolat, praliné)

Une Crème diplomate bien menée, c’est un peu la garante de la paix des familles au moment du dessert. Texture légère, tenue impeccable, goût net de vanille ou parfum de chocolat et de praliné qui tombe juste : tout le monde se ressert, personne ne chipote. Cette Recette de base repose sur trois briques très ... Lire plus
Françoise Devigne
Crème diplomate la recette de — crème diplomate dessert vanille chocolat

Une Crème diplomate bien menée, c’est un peu la garante de la paix des familles au moment du dessert. Texture légère, tenue impeccable, goût net de vanille ou parfum de chocolat et de praliné qui tombe juste : tout le monde se ressert, personne ne chipote. Cette Recette de base repose sur trois briques très simples mais qu’il faut respecter au millimètre ou presque : une bonne crème pâtissière, une Chantilly souple et une gélatine bien gérée.

Une fois ce trio maîtrisé, les fraisiers tiennent au couteau, les choux ne bavent plus, les tartes aux fruits restent nettes et les number cakes arrivent entiers sur la table. Le principe est toujours le même, mais les détails changent tout.

Pour illustrer cette crème, considérons un pâtissier amateur qui s’est mis en tête de faire un fraisier pour l’anniversaire de sa sœur. Premier essai avec une crème pâtissière seule : goût bon, tenue zéro, l’étage du dessus qui part en glissade. Deuxième essai avec une crème au beurre : découpe nette, mais tout le monde cale à mi-assiette. Troisième tentative avec une Crème diplomate bien conduite : là, ça fonctionne.

Geste sûr, températures surveillées, timing calé la veille, et surtout cette impression de dessert de brasserie soigné, sans qu’on sente l’effort derrière. L’objectif est de permettre à n’importe quel cuisinier déjà un peu dégourdi de réaliser une Crème diplomate vanille, chocolat ou praliné qui se tient bien, sans matériel de concours ni vocabulaire de chef étoilé.

  • Crème diplomate = crème pâtissière + Chantilly + gélatine pour une texture légère mais stable.
  • Recette de base commune, à parfumer ensuite en vanille, chocolat ou praliné.
  • Repères de températures, de textures et d’organisation pour ne plus rater la tenue.
  • Idées d’utilisations concrètes : fraisier, tartes, choux, number cake, verrines.
  • Tableau comparatif pour ne plus confondre diplomate, mousseline et Chantilly.

Crème diplomate vanille : la Recette de base qui tient la route

La version vanille reste la reine du bal : c’est elle qui sert de base à toutes les autres et c’est elle qui trahit immédiatement les approximations. Quand la Crème diplomate vanille est bien posée, le reste suit.

Crème diplomate vanille : la Recette de base qui tient la route — crème diplomate dessert vanille chocolat

Le principe : une crème pâtissière vanillée bien cuite, collée avec un peu de gélatine, puis allégée avec une Chantilly souple. Rien d’exotique, mais chaque étape a ses pièges, surtout si on veut un dessert qui se tient au frigo sans devenir un bloc de béton.

Pour un gâteau type fraisier de 20 à 22 cm, ou une grande tarte aux fruits, la quantité qui fonctionne bien tourne autour de 900 g à 1 kg de crème finale. La base de crème pâtissière peut se faire avec 500 ml de lait entier, 4 jaunes d’œufs, 100 g de sucre, 45 g de fécule de maïs (ou un mélange fécule/farine), 40 g de beurre doux et une bonne gousse de vanille. Lait entier, pas écrémé : la Crème diplomate a besoin de matière grasse pour rester onctueuse, sinon on se retrouve avec une texture un peu aqueuse façon flan raté.

La gélatine reste l’alliée numéro un pour la tenue. Une dose de 6 g en feuilles ou équivalent en poudre donne une texture polyvalente, suffisante pour un fraisier ou des choux bien garnis. En dessous, la crème sera plus fondante, parfaite pour les verrines, mais un peu moins docile à la découpe. Au-dessus, elle devient très ferme, pratique pour du pochage précis mais moins sensuelle en bouche. Ce dosage n’a rien de théorique : c’est celui qui fonctionne concrètement sur une journée de service classique, avec des allers-retours frigo/salle.

Côté Chantilly, 250 ml de crème liquide entière à 30 % de matière grasse ou plus restent le standard. Crème bien froide, saladier si possible refroidi aussi, et fouet électrique ou robot pour avoir une texture régulière. La Chantilly doit être montée souple, avec un bec qui tient mais qui reste flexible. Si Paul la monte trop ferme par peur que ça ne tienne pas, il obtient une Crème diplomate qui accroche au palais, comme si on avait incorporé de petits grains. S’il la laisse trop molle, c’est l’effet inverse : la gélatine a beau faire son boulot, la crème aura tendance à s’affaisser en pochage.

La cuisson de la crème pâtissière demande de la rigueur, mais rien de sorcier. Lait chaud infusé à la vanille, mélange jaunes-sucre-fécule bien lisse, puis cuisson à feu moyen en fouettant sans pause. Dès que ça épaissit franchement, il faut encore compter 30 à 60 secondes de petits bouillons. Cette minute supplémentaire change tout : l’amidon cuit vraiment, la pâte gagne en stabilité, et la Crème diplomate ne se met pas à rendre de l’eau au repos. Une pâtissière “à moitié cuite” donne souvent des desserts qui se liquéfient dans le frigo au bout de quelques heures.

Hors du feu, la gélatine essorée rejoint immédiatement la crème chaude, suivie éventuellement du beurre pour arrondir le goût. Un petit passage au tamis n’est pas du luxe, surtout si Paul cuisine à la va-vite ou s’il a laissé une fine peau se former. Ensuite, refroidissement dans un plat large, film alimentaire plaqué au contact et attente jusqu’à ce que la température redescende vers la tiédeur. L’idée est simple : au moment où la Chantilly arrive, la base doit être encore souple mais plus brûlante.

Au final, ce qui fait une Crème diplomate vanille réussie n’est pas la complexité des ingrédients, mais le respect de ces petites marches : infuser la vanille correctement, cuire la crème pâtissière sans précipitation, doser la gélatine intelligemment et monter la Chantilly au bon point. Une fois ces repères ancrés, Paul peut enchaîner les desserts vanillés sans craindre le coulis qui coule au premier coup de couteau.

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découvrez la recette de base de la crème diplomate aux saveurs vanille, chocolat et praliné, une préparation légère et onctueuse idéale pour vos pâtisseries maison.

Technique pas à pas : de la crème pâtissière à la Crème diplomate prête à pocher

Pour passer de la théorie à un dessert qui fait envie, autant dérouler la Recette de base comme on le ferait en cuisine pendant un service, avec un ordre précis et des gestes clairs. Paul s’organise souvent en deux temps : crème pâtissière la veille, mélange avec la Chantilly le lendemain. Ce découpage simplifie tout, surtout quand on reçoit ou qu’on doit gérer plusieurs préparations en même temps.

Premier réflexe : mettre la gélatine à tremper dans un bol d’eau froide pendant une dizaine de minutes. Les feuilles doivent devenir souples, sans zone dure au centre. Une gélatine mal hydratée donne toujours des surprises, avec de petits filaments qui déplaisent au palais. Pour la version en poudre, on suit le dosage indiqué, souvent cinq fois le poids de gélatine en eau pour former une masse gélifiée prête à fondre.

Pendant que la gélatine boit tranquillement son eau, le lait entier part à chauffer avec la vanille. Grains raclés, gousse fendue, petite montée en température jusqu’au frémissement, puis pause de quelques minutes hors du feu pour laisser le parfum se développer. Les extraits naturels conviennent aussi, mais la gousse garde un avantage net sur la longueur en bouche. Dans un saladier à part, les jaunes d’œufs, le sucre et la fécule sont fouettés jusqu’à ce que le mélange soit homogène, sans trace de poudre sèche ni petits grumeaux jaunes.

Le lait vanillé est versé en deux ou trois fois sur ce mélange, en fouettant bien pour éviter la coagulation instantanée des jaunes. Le tout retourne ensuite dans la casserole, sur feu moyen. Là, pas de demi-mesure : fouet en main jusqu’au bout, sans quitter la plaque. La crème épaissit, forme des vagues, puis arrive le moment où elle commence à bouillonner. Trente secondes supplémentaires, c’est le minimum. Cette étape provoque souvent un peu de stress la première fois, mais on s’y habitue vite. Personne n’a envie d’un goût de farine en plein dessert.

Hors du feu, Paul ajoute la gélatine essorée, puis le beurre en petits morceaux. Mélange énergique, tamis éventuel, puis la crème est versée dans un plat assez large pour favoriser le refroidissement. Film alimentaire au contact, direction le plan de travail puis le frigo, selon l’urgence. Si la crème doit être utilisée dans l’heure, un passage au froid rapide (bac de glaçons sous le plat) aide bien, mais il faut éviter le choc trop violent qui pourrait figer les bords avant le centre.

Quand la crème pâtissière est revenue à une température tiède, la Chantilly peut entrer en scène. La crème liquide, bien froide, est montée à vitesse moyenne pour garder une texture stable. Paul rajoute un peu de sucre glace en fin de fouettage, juste pour équilibrer le sucre déjà présent dans la base. Là encore, le piège classique consiste à la pousser trop loin : dès que les traces de fouet deviennent nettes et que la crème forme un bec souple, on s’arrête.

Avant d’incorporer, la pâtissière est détendue quelques secondes au fouet pour retrouver son élasticité. Un premier tiers de Chantilly est ajouté et mélangé franchement. Ce “sacrifice” permet d’assouplir la masse et d’éviter que la Chantilly suivante se retrouve écrasée au fond du saladier. Les deux tiers restants sont incorporés en deux fois, avec une maryse, par mouvements de bas en haut. Ce geste n’a rien de décoratif : c’est lui qui garde l’air dans la crème.

À ce stade, la Crème diplomate doit être déjà brillante, aérienne et encore un peu souple. Pour un pochage net, Paul la recouvre à nouveau d’un film au contact et la laisse poser au frais une à deux heures. La gélatine finit son travail, la texture se stabilise et la crème devient moins coureuse. Ce repos, souvent négligé par impatience, évite pourtant bien des catastrophes au moment du montage.

Pour garder le contrôle sur les différentes textures de crèmes qui circulent dans une même cuisine, un tableau comparatif vaut mieux qu’un long discours. Il s’inspire de ce que les pâtissiers répètent aux jeunes en labo.

Type de crème Composition principale Texture Utilisation idéale
Crème diplomate Crème pâtissière + Chantilly + gélatine Légère, lisse, tenue moyenne à forte Fraisier, tartes aux fruits, choux, number cake
Crème mousseline Crème pâtissière + beurre Très ferme, riche, dense Paris-Brest, fraisier “gourmand”, pochage ultra net
Crème Chantilly Crème liquide + sucre Très légère, peu stable Verrines minute, topping, desserts servis immédiatement

Une fois cette mécanique maîtrisée, Paul n’a plus qu’une chose à vérifier avant chaque dessert : le temps dont il dispose pour le repos au froid. Crème bien posée, montage détendu, service beaucoup plus zen.

Variantes chocolat et praliné : quand la Crème diplomate devient vraiment gourmande

La vanille pose le cadre, mais c’est souvent avec le chocolat et le praliné que les yeux commencent à briller autour de la table. La bonne nouvelle, c’est que la Recette de base ne bouge quasiment pas : on joue surtout sur ce qu’on ajoute à la crème pâtissière encore chaude. Paul a vite compris l’intérêt : un seul “gros” geste de pâtisserie, trois desserts différents selon le parfum, et un air de “c’est compliqué” qui fait sourire en cuisine.

Pour une Crème diplomate au chocolat, la méthode la plus fiable consiste à incorporer 120 g de chocolat haché dans la crème pâtissière encore chaude, juste après la gélatine et avant ou en même temps que le beurre. Noir pour un goût plus marqué, lait pour une version plus douce, ou un mélange des deux. Le chocolat fond complètement et se disperse sans laisser de traces granuleuses. Le reste de la méthode ne change pas : refroidissement, Chantilly, incorporation délicate. Cette version fonctionne très bien pour garnir des choux, des éclairs, ou une génoise roulée pour un dessert familial du dimanche.

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Pour le praliné, la logique est identique, mais les quantités évoluent. En général, 80 à 100 g de pâte de praliné donnent un parfum net sans transformer la crème en bombe de sucre. Là aussi, on ajoute le praliné dans la crème chaude, en fouettant bien pour homogénéiser. Paul sait que toutes les pâtes de praliné ne se valent pas : certaines sont très sucrées, d’autres plus concentrées en fruits secs. Du coup, il goûte toujours sa crème pâtissière praliné avant de décider de la quantité de sucre glace à mettre dans la Chantilly. C’est ce type de petit ajustement qui évite les desserts écœurants.

Ces deux variantes demandent une vigilance particulière sur la texture. Le chocolat et le praliné apportent de la matière grasse, ce qui donne une sensation plus riche en bouche. Inutile de charger en gélatine pour compenser une impression de mollesse : il vaut mieux vérifier la cuisson de la crème pâtissière et garder la Chantilly légèrement plus souple. Si Paul force trop sur la gélatine dans une version chocolat, il risque de se retrouver avec une crème ferme presque comme un entremets gélifié, loin de l’idée de Crème diplomate légère.

En pratique, ces versions parfumées se prêtent à des mariages très concrets. La Crème diplomate chocolat se marie joliment avec des poires pochées, des noisettes grillées ou un biscuit type brownie allégé en farine. La version praliné, elle, fait merveille dans un millefeuille ou un “faux” Paris-Brest plus discret que la mousseline traditionnelle, surtout pour les convives qui se méfient un peu des crèmes trop riches.

Un autre point que Paul surveille : la couleur. Une Crème diplomate chocolat doit être franchement chocolat, pas juste vaguement beige. S’il utilise un cacao faible en intensité, il n’hésite pas à ajuster en ajoutant une petite quantité de cacao en poudre non sucré en plus du chocolat. Pour le praliné, la teinte noisette doit être uniforme, sans marbrures, signe que la pâte a bien été dispersée dans la base.

Ces variantes ont aussi un avantage stratégique en cuisine de maison. On peut préparer une seule grande base de crème pâtissière vanille, la diviser encore chaude, puis parfumer chaque partie différemment avant refroidissement. Au service, on aligne alors une tarte aux fruits vanille, quelques choux chocolat, et des verrines praliné avec des éclats de biscuit. Personne ne voit que tout est parti du même geste de départ.

Pour les curieux qui aiment regarder faire avant de se lancer, une vidéo de pâtissier professionnel sur ces variantes complète bien les explications écrites. Les textures se lisent mieux à l’œil qu’en lignes de texte, surtout au moment de l’incorporation du chocolat.

Bien utiliser la Crème diplomate en dessert : fraisiers, tartes, choux et number cakes

Une fois la Crème diplomate prête, la question devient simple : dans quoi la mettre pour qu’elle donne le meilleur d’elle-même ? Selon le dessert choisi, les réglages changent légèrement. Paul a fini par se faire une grille mentale assez claire, qui évite les mauvaises surprises au moment du service. Un fraisier ne se gère pas comme une verrine minute, et un number cake a d’autres exigences qu’une tarte mangée dans la foulée.

Pour un fraisier classique, la version vanille reste la plus élégante. Il suffit de conserver la dose de gélatine autour de 6 g pour 500 ml de lait et de prévoir un repos de plusieurs heures au froid une fois le gâteau monté. La Crème diplomate doit pouvoir supporter le poids de la deuxième couche de biscuit et des fraises sans s’affaisser. Paul monte toujours son fraisier dans un cercle à entremets ou un moule réglable, avec une bande de rhodoïd si possible. Ce simple détail garantit un démoulage net, avec des couches de crème bien visibles.

Côté tartes aux fruits, la marge de manœuvre est un peu plus large. Une Crème diplomate plus souple, avec 4 ou 5 g de gélatine au lieu de 6, convient très bien, surtout si la tarte est dressée dans la journée et reste au frais jusqu’au service. On garnit un fond de pâte sablée ou sucrée bien refroidi, on lisse la crème, puis on pose les fruits frais juste avant d’apporter à table. Cette version met vraiment en valeur la vanille, grâce aux fruits qui apportent de l’acidité et du croquant.

Pour les choux et les éclairs, Paul aime jouer la carte chocolat ou praliné. La tenue doit être suffisante pour que la garniture ne coule pas dès la première bouchée, mais inutile de viser la rigidité. Un dosage classique de gélatine suffit. Les choux sont garnis à la poche avec une douille lisse, puis rangés au frais le temps que la crème se stabilise. Si la Crème diplomate a reposé un peu trop longtemps et qu’elle est devenue très ferme, un coup de fouet rapide peut la détendre avant le pochage.

Le cas du number cake demande un peu plus d’anticipation. Ce dessert repose entièrement sur des pochages réguliers, qui doivent rester bien définis jusqu’au moment de la découpe. Ici, Paul n’hésite pas à augmenter légèrement la gélatine à 7 g, quitte à surveiller de près la texture en fin de repos. La pâte de base (sablé, biscuit fin, pâte sucrée) ne pardonne pas une crème trop liquide, qui la détremperait en quelques heures. Avec une Crème diplomate légèrement plus ferme, les rosaces tiennent, le dessin de la lettre ou du chiffre reste lisible, et la découpe se fait sans effondrement.

Les verrines, elles, offrent un terrain de jeu plus relax. On peut se permettre une crème très souple, parfois même sans gélatine si le dessert est monté au dernier moment. Paul prépare souvent une version vanille ou praliné, qu’il alterne avec des couches de biscuit imbibé, de compotée de fruits ou de crumble. Dans ce format, le principal juge reste la cuillère : quand elle traverse la verrine sans résistance excessive et remonte chargée mais pas dégoulinante, la mission est accomplie.

Dans tous ces cas, un principe se confirme : plus le dessert doit voyager ou attendre, plus la Crème diplomate a besoin de stabilité. Service à la maison le soir même, on peut jouer la carte de la souplesse. Gâteau commandé le matin pour être mangé en fin de journée, mieux vaut sécuriser un peu la texture. Ce calibrage fait gagner un temps fou quand on commence à multiplier les occasions de ressortir la poche à douille.

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Au final, la Crème diplomate n’est pas cantonnée au fraisier classique. Dès que l’on cherche une garniture légère, vanillée, chocolatée ou praliné, qui accepte de rester belle au froid quelques heures sans devenir lourde, elle coche tranquillement toutes les cases utiles.

Organisation, conservation et petits rattrapages qui sauvent un dessert

Personne n’a envie de stresser sur une Crème diplomate alors que les invités sont déjà dans le salon. L’organisation joue donc un rôle capital. Paul a fini par adopter un planning assez simple qui lui permet de garder le contrôle même un soir de grande tablée. L’idée est de répartir les tâches en amont plutôt que de tout concentrer sur les deux heures avant le repas.

Le jour précédent, la crème pâtissière est préparée tranquillement, avec la gélatine, puis mise au frais, filmée au contact. Ce stockage se tient sans souci 24 heures. Le matin du dessert, la Chantilly est montée et incorporée à la base tiédie ou détendue, ce qui donne une Crème diplomate prête à être utilisée. Selon le dessert, Paul monte ensuite son gâteau tout de suite ou laisse encore la crème reposer au frais dans un saladier filmé, pour un pochage en début d’après-midi.

Côté conservation, la règle reste simple : la Crème diplomate ne quitte pas le frigo plus longtemps que nécessaire. Dans un gâteau monté, elle tient sans problème 24 heures, parfois un peu plus si les fruits ne rendent pas trop de jus. En vrac dans un saladier, elle conserve une texture correcte sur 24 à 36 heures, mais on perd progressivement en tenue. La congélation, très tentante sur le papier, se révèle décevante en bouche : la structure d’air se casse, la gélatine réagit mal, et la crème perd son côté soyeux.

Les rattrapages, eux, font partie de la vraie vie en cuisine. Crème diplomate trop liquide ? Première étape : passage au frais pendant au moins deux heures. La gélatine a parfois besoin de temps pour exprimer son effet. Si après ce repos la crème reste vraiment coulante, c’est souvent signe d’une pâtissière pas assez cuite ou d’une Chantilly montée trop molle. Impossible de corriger totalement une erreur de cuisson après coup, mais pour sauver un dessert maison, Paul n’hésite pas à transformer la crème en verrines plutôt qu’en gâteau monté. Un changement de format, et le défaut devient beaucoup moins visible.

Crème avec des grumeaux ou une texture irrégulière ? Souvent, cela vient d’une peau formée sur la crème pâtissière ou d’une base refroidie trop fortement avant d’être détendue. Là, le tamis devient le meilleur ami du pâtissier. On passe la crème encore chaude ou à nouveau réchauffée légèrement, on fouette, puis on laisse redescendre à la bonne température. Au pire, si la gélatine a déjà commencé à prendre, un mixeur plongeant utilisé brièvement peut homogénéiser la texture, au prix d’une légère perte de légèreté.

À l’inverse, une Crème diplomate trop ferme pose un autre type de problème. Pochage qui se fait à la truelle, découpe qui manque de fondant, sensation de “bloc” en bouche. Dans ce cas, un assouplissement rapide consiste à la fouetter quelques secondes avec une cuillère ou deux de crème liquide bien froide. Paul y va progressivement, en vérifiant la texture toutes les 5 secondes. Cette opération doit rester courte pour ne pas casser complètement la structure.

Un détail souvent négligé mérite d’être rappelé : la température de service. Sortir un fraisier ou un number cake avec Crème diplomate directement du frigo pour le poser sur la table donne une texture correcte, mais un peu figée. Laisser le dessert revenir doucement à température une quinzaine de minutes réveille le parfum de la vanille, du chocolat ou du praliné et rend la crème plus fondante. Ce petit quart d’heure change plus le ressenti global que bien des artifices de dressage.

En organisant ainsi les préparations, en connaissant deux ou trois parades de base et en respectant les temps de repos, Paul transforme une crème réputée “technique” en alliée fiable. Elle devient la base discrète, mais essentielle, d’une bonne partie des desserts de brasserie qui donnent envie de revenir.

Peut-on faire une Crème diplomate sans gélatine pour la Recette de base ?

Oui, c’est possible, surtout pour des verrines ou une tarte servie rapidement. Il suffit de bien cuire la crème pâtissière et de monter la Chantilly assez ferme, puis de laisser la crème prendre au frais au moins deux heures. En revanche, pour un fraisier ou un number cake qui doivent se tenir plusieurs heures et être découpés proprement, un peu de gélatine reste plus sûr.

Quelle est la différence concrète entre Crème diplomate et crème mousseline ?

La Crème diplomate combine crème pâtissière, Chantilly et gélatine pour une texture légère et stable. La crème mousseline mélange crème pâtissière et une grande quantité de beurre, sans Chantilly. La mousseline est plus dense, plus riche et donne un pochage très net, idéale pour un Paris-Brest, alors que la Crème diplomate convient mieux aux desserts qui doivent rester aériens comme le fraisier moderne ou les tartes aux fruits.

Comment éviter les grumeaux dans la crème pâtissière de départ ?

Le plus efficace est de fouetter soigneusement le mélange jaunes, sucre et amidon avant d’ajouter le lait chaud, puis de verser ce lait en plusieurs fois en fouettant bien. Pendant la cuisson, le fouet ne doit pas quitter la casserole. Si un doute persiste, on passe la crème encore chaude au tamis, ce qui garantit une base lisse pour la Crème diplomate, que ce soit à la vanille, au chocolat ou au praliné.

Peut-on utiliser autre chose que le lait de vache pour la Crème diplomate ?

On peut remplacer une partie du lait par une boisson végétale riche comme l’amande ou la noisette, mais la texture et le goût changeront. Il vaut mieux garder au moins la moitié de lait entier pour conserver une structure proche de la version classique. La gélatine, elle, reste indispensable si l’on veut une bonne tenue, surtout pour les desserts montés.

Combien de temps à l’avance préparer un dessert à base de Crème diplomate ?

En général, préparer la crème pâtissière la veille, l’assembler avec la Chantilly le matin, puis monter le dessert quelques heures avant le service donne le meilleur résultat. Un fraisier ou un number cake gagnent à reposer au frais au moins 3 à 4 heures avant d’être dégustés, ce qui laisse à la Crème diplomate le temps de stabiliser sa texture tout en restant agréable en bouche.

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