Roses des sables : la recette facile au chocolat (avec ou sans beurre)

Roses des sables au chocolat, c’est le genre de recette facile qui sauve un goûter, un dessert improvisé ou un mercredi pluvieux avec des enfants surexcités. Trois ingrédients, zéro cuisson compliquée, un saladier, une cuillère, et on obtient des bouchées croustillantes qui disparaissent plus vite que le temps de les préparer. Le vrai sujet ici, ... Lire plus
Françoise Devigne
découvrez la recette facile des roses des sables au chocolat, à réaliser avec ou sans beurre, pour un délicieux dessert croustillant et gourmand.

Roses des sables au chocolat, c’est le genre de recette facile qui sauve un goûter, un dessert improvisé ou un mercredi pluvieux avec des enfants surexcités. Trois ingrédients, zéro cuisson compliquée, un saladier, une cuillère, et on obtient des bouchées croustillantes qui disparaissent plus vite que le temps de les préparer.

Le vrai sujet ici, c’est comment obtenir des roses des sables bien croquantes, qui tiennent en main, au chocolat noir, au lait ou blanc, en version avec beurre bien gourmande ou sans beurre plus légère ou adaptée aux contraintes alimentaires.

Entre les souvenirs d’enfance, les astuces de pro piquées en restauration et les variantes modernes cacao, huile de coco ou pâte à tartiner, ce guide décortique tout ce qui fait la réussite de ces petites « roches du désert » revisitées en bouchées chocolatées.

Choix du chocolat, gestion de la texture, recyclage malin de céréales ramollies, conservation pour garder le croustillant, mais aussi idées pour les servir dans un buffet sucré aux côtés de recettes salées type crevettes marinées à l’apéro : tout y passe, sans jargon et sans chichi.

En bref

  • 3 ingrédients suffisent pour des roses des sables classiques : chocolat, matière grasse, corn flakes.
  • Version avec beurre pour un résultat fondant et riche, ou sans beurre avec huile de coco, végétaline ou simple chocolat tempéré.
  • La clé du succès : garder les céréales croustillantes en les enrobant sans les casser ni les détremper.
  • Recette idéale pour les enfants : sans four, gestes simples, rendu visuel immédiat.
  • Conservation en boîte hermétique indispensable pour maintenir le croquant plusieurs jours.

Roses des sables au chocolat : comprendre la base avant d’attaquer

Les roses des sables, c’est un biscuit très malin : une structure sèche et croustillante (les céréales) enrobée d’un mélange de chocolat et de matière grasse qui va figer en refroidissant. Le jour où on a compris cette mécanique, on arrête de suivre les recettes au gramme près et on commence à adapter selon ce qu’il y a dans le placard.

Roses des sables au chocolat : comprendre la base avant d’attaquer — assiette de roses des sables au chocolat

L’image à garder en tête, c’est celle de la vraie rose des sables du désert : une accumulation de petites « pétales » minérales. Ici, les pétales sont simplement des corn flakes bien enrobés de cacao.

Pour un goûter maison, ce dessert coche toutes les cases : rapide, ludique, sans four, réalisable par des enfants avec un minimum de surveillance. La difficulté n’est pas technique, mais plutôt dans les petits détails : température du chocolat, quantité de céréales par rapport à la masse fondue, taille des tas sur la plaque. Quand ces points sont calés, la recette devient presque automatique, que ce soit en version recette facile de famille ou en version plus travaillée pour un buffet.

La composition classique, côté proportions, tourne souvent autour de 200 g de chocolat pour 80 à 120 g de céréales et 40 à 80 g de beurre ou d’huile. Cela donne un enrobage suffisant pour bien napper chaque pétale tout en laissant de l’air entre les céréales, ce qui crée cette impression légère en bouche. Si on charge trop en chocolat, on obtient un bloc compact, difficile à croquer. Si on met trop de corn flakes, on se retrouve avec des miettes sèches mal soudées, qui s’effritent au moindre contact.

Un autre point important concerne le choix des céréales. Le réflexe, ce sont les corn flakes nature, qui donnent un résultat très proche de la rose minérale : irrégulier, rugueux, bien doré sous la couche de chocolat. Pourtant, d’autres options fonctionnent très bien : pétales de maïs sucrés, billes soufflées, même des riz soufflés type céréales du matin. Le seul vrai critère, c’est la tenue. Une céréale trop fine ou déjà détrempée va absorber la masse chocolatée et perdre tout croquant. En revanche, une boîte entamée et restée ouverte une nuit peut tout à fait être recyclée dans cette recette : la fraîcheur revient grâce au contraste chocolat froid / céréales figées.

Dernier élément de base, souvent oublié : la taille des roses. Des tas trop volumineux mettent beaucoup plus de temps à refroidir et peuvent rester mous au centre. En service de brasserie, la taille d’une grosse bouchée est un bon repère : 2 cuillères à café de préparation par rose, pas davantage. Cette dimension permet une prise rapide au frais et une dégustation propre, sans que tout se casse en mille morceaux à la première bouchée. C’est aussi plus pratique à disposer en accompagnement d’un café ou d’une crème dessert.

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Pourquoi les roses des sables plaisent à tout le monde

Le succès de cette bouchée tient à un trio simple : sucre modéré, texture double et parfum de cacao rassurant. Contrairement à beaucoup de desserts au chocolat très sucrés, les roses des sables laissent la place à l’amertume si l’on choisit un chocolat noir à 60 ou 70 %. Avec un chocolat au lait, on retombe sur le goût de barres chocolatées bien connues, ce qui parle autant aux enfants qu’aux adultes nostalgiques.

La texture joue un rôle central. Le contraste entre le croquant sec du corn flakes et le fondant du chocolat légèrement ramolli par la chaleur de la bouche donne envie de reprendre un deuxième morceau. C’est aussi ce qui en fait un allié des cafés gourmands ou des buffets sucrés : la bouchée est petite, légère, mais donne une vraie sensation de dessert.

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Enfin, ce sont des biscuits très photogéniques sans effort. Même des tas un peu irréguliers finissent par ressembler à des « fleurs » chocolatées. Pour des anniversaires d’enfants ou des goûters participatifs, chacun peut former ses propres roses, ajouter quelques billes colorées ou un peu de noix de coco râpée. Le résultat a l’air soigné, même quand la technique n’est pas parfaite, ce qui motive les cuisiniers débutants.

Recette facile de roses des sables avec beurre : méthode détaillée et gestes clés

La version avec beurre reste celle que beaucoup de familles connaissent : un mélange de chocolat fondu et de beurre qui enrobe des corn flakes, puis un passage au froid pour figer le tout. Cette variante donne des roses des sables très fondantes, avec un côté presque truffe au cacao. Pour un dessert d’hiver, un café gourmand ou un plateau de douceurs après un repas de brasserie, c’est un format qui fonctionne très bien.

Le ratio qui donne un bon équilibre, pour 4 à 6 personnes, tourne autour de 200 g de chocolat, 60 à 80 g de beurre et 100 g de corn flakes. Le beurre doit être doux ou demi-sel selon le résultat recherché. Un beurre demi-sel, utilisé avec parcimonie, apporte un contraste intéressant avec le sucre du chocolat au lait, un peu dans l’esprit des tablettes chocolat/caramel au sel. Le beurre doux, lui, laisse toute la place au parfum du cacao.

La fonte se fait de préférence au bain-marie. Un bol résistant à la chaleur posé sur une casserole d’eau frémissante suffit. Feu doux, contact limité avec la vapeur, et surtout pas d’eau dans le chocolat au risque qu’il se fige en pâte. Une autre option, plus rapide, utilise le micro-ondes par tranches de 20 à 30 secondes, en mélangeant entre chaque passage. Tant que quelques morceaux de chocolat sont encore visibles, on arrête la chauffe et on laisse la chaleur résiduelle finir le travail. Cette prudence évite de brûler le cacao, ce qui donne un goût amer et sec difficile à rattraper.

Une fois le chocolat et le beurre fondus et bien mélangés, vient le moment du saladier de céréales. Le réflexe consiste souvent à verser les corn flakes dans le bol de chocolat. En pratique, le résultat est plus homogène si l’on verse le mélange chocolaté sur les céréales, en deux ou trois fois, en remuant délicatement à la spatule ou à la cuillère. On cherche à enrober sans écraser. Si beaucoup de pétales se cassent, c’est que le chocolat est trop chaud ou le geste trop énergique.

On s’arrête dès que les céréales sont bien nappées et brillantes. Si le fond du saladier contient encore un peu de chocolat liquide, on peut ajouter une petite poignée de corn flakes supplémentaire. Mais si tout est déjà très compact, mieux vaut s’arrêter là, sous peine d’obtenir des blocs trop denses. Il vaut mieux quelques roses plus riches en chocolat que l’inverse.

Taille, prise au frais et conservation : la logistique qui change tout

Pour la mise en forme, deux cuillères à café sont parfaites. Le principe : prélever une petite quantité, déposer sur une plaque couverte de papier cuisson, puis resserrer légèrement pour donner une forme un peu haute, pas trop aplatie. Le but est de créer du volume sans faire de grosses montagnes. En cuisine de restaurant, on compte généralement 12 à 15 roses pour ces quantités, ce qui donne de belles bouchées individuelles.

La prise au froid demande au minimum 20 minutes dans un réfrigérateur bien réglé. Si la cuisine est très chaude, on peut pousser jusqu’à 40 minutes pour être sûr que le beurre ait le temps de figer. Passer les roses des sables au congélateur est possible mais pas conseillé pour la texture à long terme : la condensation qui se forme ensuite en surface à la sortie du froid risque de les ramollir, surtout si elles sont conservées ensuite à température ambiante.

Une fois prises, les roses se décollent facilement du papier cuisson à l’aide d’une petite spatule. Elles se conservent ensuite dans une boîte hermétique, à l’abri de la chaleur et de l’humidité. À température ambiante modérée, elles gardent un bon croustillant 2 à 3 jours. Au réfrigérateur, la texture reste plus ferme et légèrement plus cassante, ce qui peut plaire à certains. L’essentiel est d’éviter tout contact avec l’air humide du frigo : la boîte doit être bien fermée.

Cette version avec beurre accompagne très bien des desserts plus frais : une boule de glace à la vanille, une panna cotta, un simple yaourt grec sucré au miel. Une ou deux roses déposées sur le côté suffisent à transformer un bol banal en dessert de brasserie. Pour un repas plus copieux, elles peuvent aussi compléter un plat riche en sauce en apportant une touche sucrée très simple après un duo salé comme quenelles et garnitures travaillées, sur le même principe que cet article sur l’accompagnement pour les quenelles.

Roses des sables sans beurre : huile de coco, végétaline ou chocolat seul

La version sans beurre intéresse plusieurs publics : ceux qui évitent les produits laitiers, ceux qui veulent une texture plus ferme, ou tout simplement ceux qui n’ont plus de beurre dans le frigo. Contrairement à ce qu’on lit parfois, supprimer le beurre ne veut pas dire supprimer toute matière grasse. Elle sert de liant, aide le chocolat à bien enrober les céréales et influence la texture finale. La question, c’est plutôt : quelle matière grasse utiliser, et pourquoi celle-ci plutôt qu’une autre.

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Premier candidat fréquent : l’huile de coco désodorisée ou non. À température ambiante, elle se présente sous forme solide, ce qui aide à obtenir des roses des sables qui se tiennent bien. Deux cuillères à soupe pour 200 g de chocolat suffisent largement. On fait fondre le chocolat au bain-marie, on ajoute l’huile de coco hors du feu, puis on mélange jusqu’à texture lisse. Si l’huile se sépare en surface, c’est que la température est un peu trop basse : il faut réchauffer légèrement en mélangeant pour obtenir une émulsion homogène.

Autre possibilité, la fameuse végétaline, souvent citée dans les recettes de l’enfance. Son avantage : une texture très ferme au frigo et un goût assez neutre. L’inconvénient, c’est un profil nutritionnel qui n’est pas le plus intéressant. En cuisine contemporaine, beaucoup de cuisiniers préfèrent l’huile de coco ou un simple chocolat bien tempéré. Pour ceux qui y tiennent, le principe reste le même : faire fondre en petite quantité avec le chocolat en surveillant les proportions pour éviter un effet gras en bouche.

La troisième voie consiste à utiliser uniquement du chocolat, sans aucune autre matière grasse ajoutée. Dans ce cas, la clé, c’est le tempérage. On fait fondre environ les deux tiers du chocolat choisi, puis on ajoute le dernier tiers hors du feu, en mélangeant jusqu’à obtenir une texture fluide et brillante aux alentours de 30 à 31 °C pour un chocolat au lait, un peu plus pour un chocolat noir. Ce travail de température permet au chocolat de recristalliser correctement et de durcir nettoyé et croquant, sans beurre ni huile.

Pour ceux qui veulent aller plus loin dans ces variantes, un détour par une ressource plus spécialisée peut être utile, par exemple un focus sur la recette de rose des sables à la végétaline qui détaille davantage ce type d’approche. L’idée reste toujours la même : remplacer le beurre par une matière grasse qui fige ou par un chocolat tempéré, sans perdre l’équilibre entre croquant des céréales et tenue de l’enrobage.

Variantes sans beurre : lait végétal, pâte à tartiner et chocolat blanc

Une fois la base sans beurre maîtrisée, on peut s’amuser avec plusieurs détours. Un mélange chocolat noir + petite cuillère de lait végétal (amande ou avoine) donne une texture un peu plus souple, presque ganache. En revanche, il faut rester sur de très petites quantités de liquide pour éviter d’humidifier les corn flakes et de les ramollir. L’ajout se fait hors du feu, en plusieurs fois, jusqu’à trouver la bonne cohérence.

La version à la pâte à tartiner plaît beaucoup aux enfants. On fait tiédir doucement quelques cuillerées de pâte à tartiner noisette-cacao, on ajoute un peu de chocolat noir fondu pour renforcer la tenue et limiter le sucre, puis on enrobe les céréales. La noisette apporte un parfum proche des barres chocolatées et renforce le côté régressif du dessert.

Le chocolat blanc, lui, nécessite un peu plus de vigilance. Il fond à une température plus basse, brûle plus vite et reste souvent très sucré. Pour des roses des sables blanc ivoire, un chocolat blanc de bonne qualité, riche en beurre de cacao, fait toute la différence. On peut compenser le sucre par des ajouts acidulés au moment du service : zestes de citron vert, éclats de framboise séchée, par exemple. Avec un chocolat blanc tempéré sans beurre, les roses gardent une belle fermeté et un croquant net.

Toutes ces déclinaisons montrent une chose : la recette de base se plie facilement aux contraintes de chacun, sans perdre l’essentiel, le mariage céréales croustillantes + chocolat fondant. À partir du moment où la texture est bien gérée, le reste n’est qu’affaire de goût.

Choisir chocolat et céréales : tableau comparatif, textures et arômes

Le choix du chocolat et des céréales influe directement sur le résultat en bouche. Deux bols de roses des sables préparés avec les mêmes proportions peuvent donner deux expériences très différentes selon que l’on utilise un chocolat noir corsé ou un chocolat au lait sucré, des corn flakes nature ou des céréales soufflées. Pour éviter les mauvaises surprises, un petit tableau comparatif aide à s’y retrouver.

Ingrédient Profil de goût Texture obtenue Remarques pratiques
Chocolat noir 60-70 % Cacao marqué, peu sucré Croquant net, enrobage ferme Idéal pour adultes, café gourmand, ajouter un peu de sucre si besoin
Chocolat au lait Plus doux, lacté, sucré Texture fondante, moins cassante Plébiscité par les enfants, surveiller la quantité de matière grasse
Chocolat blanc Très sucré, notes de lait et vanille Enrobage crémeux, couleur ivoire À associer avec des éléments acidulés ou noix pour équilibrer
Corn flakes nature Neutre, léger goût de maïs Croustillant aérien Référence classique, aspect proche de la rose minérale
Corn flakes sucrés Plus sucré, goût caramélisé Croustillant marqué Évite d’ajouter du sucre ailleurs, convient aux enfants
Céréales soufflées (riz, billes) Goût discret Croquant plus léger Bon choix pour une texture plus fine, attention à la tenue

Pour un premier essai, l’association la plus sûre reste chocolat au lait + corn flakes nature. On obtient un équilibre simple, très « goûter maison », avec un parfum de cacao suffisamment présent sans être amer. Quand la main est plus sûre, on peut glisser un tiers de chocolat noir dans la masse pour renforcer le goût, ou bien passer au chocolat noir intégral pour une version plus adulte.

Le choix des céréales dépend aussi beaucoup de ce qui traîne dans le placard. Des pétales nature un peu ramollis reprennent vie dans le chocolat. Des céréales soufflées, elles, apportent une texture plus légère mais risquent de moins bien supporter un enrobage trop liquide. D’où l’importance d’ajuster la quantité de matière grasse : plus les céréales sont petites, plus la couche de chocolat doit rester fine pour éviter le « bloc » compact.

Côté arômes, les compléments possibles sont nombreux : une pointe de café soluble dans le chocolat noir pour une version adulte, un peu de cannelle avec du chocolat au lait, une touche de fleur de sel au moment de la prise pour relever le tout. Le cacao en poudre non sucré peut aussi être saupoudré légèrement sur les roses une fois figées, ce qui renforce l’aspect « truffe » et ajoute un contraste amer intéressant.

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Exemple concret de déclinaison autour d’un même principe

Imaginons un plateau de desserts pour un repas de famille. Sur une même base technique, on peut proposer trois bols de roses des sables différents. Premier bol : chocolat au lait, corn flakes nature, décor noix de coco râpée, pour les enfants. Deuxième bol : chocolat noir 70 %, corn flakes sucrés, pointe de fleur de sel, pour ceux qui aiment le cacao intense. Troisième bol : chocolat blanc, céréales soufflées, éclats de pistache, pour le côté visuel et original.

Les trois variantes se préparent en série, en jouant simplement sur le chocolat utilisé, les ajouts aromatiques et le décor. La méthode d’enrobage reste la même. Résultat : un dessert unique dans l’effort de préparation, mais trois propositions distinctes à la dégustation. C’est exactement ce que recherchent beaucoup de cuisiniers à la maison : faire plaisir à tout le monde sans multiplier les recettes compliquées.

Organisation, erreurs fréquentes et idées pour servir les roses des sables

Dès qu’on commence à faire des roses des sables régulièrement, l’organisation prend une vraie importance. Pour un goûter du mercredi, un anniversaire ou un dessert de fin de repas, la question revient toujours : quand les préparer, comment les conserver, comment éviter le coup de chaud qui les transforme en bouillie molle. La bonne nouvelle, c’est que cette gourmandise supporte très bien l’anticipation, à condition de respecter quelques règles simples.

Pour un service en fin de journée, les préparer le matin est parfait. Elles auront le temps de prendre au frais puis de revenir légèrement à température ambiante, ce qui adoucit la texture. Pour le lendemain, on peut les faire la veille, les conserver en boîte hermétique au frais, puis sortir la boîte une vingtaine de minutes avant dégustation. Au-delà de deux jours, le croustillant commence à décliner, surtout si la cuisine est humide.

Côté erreurs fréquentes, la plus courante reste le chocolat brûlé. On reconnaît tout de suite l’odeur, légèrement acre, et la texture qui se fige en pâte granuleuse. Une fois ce stade atteint, difficile de rattraper la masse pour un dessert agréable. Mieux vaut repartir sur un nouveau chocolat plutôt que de tenter des ajouts de lait ou de beurre qui finiront en sauce instable. Autre piège : l’ajout d’eau. Une simple goutte tombée dans le bol peut suffire à faire « saisir » le chocolat. D’où l’intérêt de bien essuyer cuillères et saladier.

Autre erreur classique, surtout avec les enfants aux commandes : charger trop les tas sur la plaque. On se retrouve alors avec des roses gigantesques qui mettent un temps fou à prendre et se cassent à la première prise en main. Un bon repère visuel consiste à viser des tas de la taille d’une grosse noix, pas plus. On peut en refaire si le bol n’est pas vide, plutôt que de vouloir tout caser en une fournée.

Enfin, attention aux décors trop humides : fruits frais posés directement sur les roses, sauces sucrées coulées dessus. À court terme, l’effet est joli, mais sur quelques heures, l’humidité migre et ramollit les céréales. Mieux vaut servir les fruits à côté, ou les ajouter au dernier moment juste avant de passer à table.

Idées de service : du goûter décontracté au dessert plus travaillé

Pour un goûter simple, une assiette de roses des sables accompagnée de verres de lait, de chocolat chaud ou de jus frais suffit amplement. On peut aussi les glisser dans une boîte en métal pour un pique-nique. L’avantage par rapport à d’autres biscuits chocolatés, c’est qu’ils restent relativement propres à manger, tant que la météo n’est pas caniculaire.

En dessert de repas, une composition type café gourmand fonctionne très bien : petite crème dessert, mini part de gâteau, et 1 ou 2 roses pour le croquant. Avec un dessert à l’assiette, elles peuvent jouer le rôle d’élément croustillant à côté d’une mousse légère ou d’un flan maison. Dans ce cas, on choisira plutôt une version chocolat noir pour éviter l’excès de sucre.

Pour un buffet, penser en termes de quantités : compter 2 à 3 roses des sables par personne si d’autres desserts sont présents. Le visuel peut être travaillé en les disposant par couleurs (noir, lait, blanc) ou en alternant versions nature et décorées (noix de coco, pistaches concassées, billes colorées). C’est un bon moyen d’apporter un rappel de cacao dans un ensemble où dominent souvent les tartes et les entremets fruités.

En résumé, ce petit biscuit de brasserie fait maison a plus d’un tour dans son sac. À partir d’une base solide et de quelques repères techniques, il se plie à toutes les situations, de la cuisine du mercredi aux grandes tablées familiales.

Comment éviter que les roses des sables ramollissent ?

Pour garder le croustillant, il faut d’abord enrober des céréales bien sèches avec un chocolat pas trop chaud, puis laisser figer complètement au froid avant de les manipuler. Ensuite, conserver les roses des sables dans une boîte hermétique, à l’abri de l’humidité. Si la cuisine est chaude, le réfrigérateur est préférable, en veillant à sortir la boîte une vingtaine de minutes avant dégustation pour assouplir légèrement le chocolat.

Peut-on faire des roses des sables sans beurre et sans huile ?

Oui, c’est possible en utilisant uniquement du chocolat bien tempéré. On fait fondre environ deux tiers du chocolat, puis on ajoute le reste hors du feu et on mélange jusqu’à obtenir une texture lisse et brillante. Ce travail de température permet au chocolat de durcir correctement autour des corn flakes, sans aucune autre matière grasse ajoutée.

Quel type de chocolat choisir pour les enfants ?

Pour les enfants, le chocolat au lait reste le plus adapté. Il est plus doux, moins amer, et rappelle le goût des tablettes du commerce. Associé à des corn flakes nature ou légèrement sucrés, il donne des roses des sables au chocolat très accessibles, parfaites pour un goûter ou un anniversaire. On peut aussi mélanger moitié chocolat au lait, moitié chocolat noir pour renforcer un peu le goût de cacao sans le rendre trop intense.

Combien de temps en avance peut-on préparer les roses des sables ?

L’idéal est de les préparer entre quelques heures et 24 heures avant la dégustation. Elles se conservent ensuite 2 à 3 jours en boîte hermétique, mais le croustillant est à son meilleur dans les premières 48 heures. Pour un événement précis, les faire la veille apporte un bon compromis entre organisation et qualité de texture.

Peut-on utiliser d’autres céréales que les corn flakes ?

Oui, la recette supporte très bien d’autres céréales croustillantes : riz soufflé nature, billes de céréales, pétales de maïs sucrés, voire un mélange maison de restes de céréales. Le point important est de choisir des céréales sèches et solides, capables de garder du croquant après enrobage. Les flocons d’avoine, par exemple, donnent un résultat plus compact et moins aérien que les corn flakes traditionnels.

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